Nous allons vous proposer la suppression ou le plafonnement de niches fiscales et sociales ». Telle la position affirmée encore aujourd’hui par le Premier ministre devant les sénateurs dans le cadre du prochain budget triennal afin de réduire le déficit public.
Reste à savoir lesquels, dans quelle mesure et l’évolution du plafonnement global..
Les sénateurs ont également commencé à examiner le projet de loi relatif à l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée sur lequel nous reviendrons bientôt.

par PARRA
09 avr 2010 à 05:30
Suppression ou plafonnement des niches fiscales, quel intérêt, si eux-mêmes sont plafonnés par le bouclier fiscal ?
J’attends avec impatience de voir comment nos chers technocrates vont s’y prendre pour augmenter des impôts plafonnés, dont les prélèvements sociaux !.
Pour ceux qui ont encore des cheveux, comptez-les avant de vous les arracher !
par michel leroy
09 avr 2010 à 07:07
Bonjour,
Le bouclier fiscal est à la fois anecdotique et fondamental. Fondamental, car l’augmentation des impôts est inévitable si nous ne voulons pas nous retrouver par aveuglement dans une situation proche de la Grèce( où la situation devient vraiment grave).
Mais vous ne pouvez pas demandez encore plus d’efforts aux uns tout en exonérant les plus fortunés de ces exigences nouvelles. Sinon demain, tout deviendra vraiment possible.
par PARRA
09 avr 2010 à 18:20
Notez que je n’ai rien contre les augmentations d’impôts pour peu que je parvienne à comprendre à quoi ils correspondent.
En revanche, je suis beaucoup plus méfiant à l’égard de ces usines à gaz qui font le charme de notre paysage fiscal et la joie des conseillers en investissements !
par Etudiant
16 avr 2010 à 09:46
Bonjour,
M. Leroy, je reprendrai votre argument en me situant de l’autre côté du miroir: On ne peut pas demander aux uns de travailler plus de 6 mois par ans pour l’Etat et aux autres de ne payer absolument rien (les grands perdants étant les classes moyennes).
C’est tout le système qu’il faut revoir. Chacun doit être égal devant l’impôt, quel que soit ses facultés de contribution. L’impôt sur le revenu devrait être du dès le premier € gagné, même si le taux doit être symbolique. C’est en effet de symbole qu’il s’agit, les plus aisés considèrent qu’ils sont la poule aux œufs d’or et en ont mare de payer pour les autres. Je vous laisse terminer les raisonnements.
Enfin, à mon sens, le train de vie de l’Etat est bien supérieur à ses capacités (à celles du contribuable du moins). Ce sont les niches qu’il faut chasser à commencer par celles sur l’IR (belle exemple peu médiatique vous comprendrez pourquoi: l’exonération de 7600€ des journalistes pour leur IR. Raison? Journaliste!) Je pense que si l’on cherche du côté des élus des dispositions similaires ont été adoptées à l’unanimité…
Enfin, il est bien simple de faire payer les contribuables (riches et moins riches) que de récupérer l’argent là où il ne devrait pas être. Je pense en particulier aux certificats d’arrêt maladie de complaisance, allocations indues etc. La sécurité sociale est une merveilleuse institution qui coûte très cher et perd de sa superbe en payant sans regarder.
Ce qui est gratuit n’a pas de valeur.
Je retourne à mon cours sur les assurances vie…
par michel leroy
16 avr 2010 à 11:11
Bonjour, « Etudiant »
Vous devriez arborer un smiley de joie et non de tristesse à l’idée de gouter aux plaisirs de l’assurance vie…
Sur le fond,
vous dites :
On ne peut pas demander aux uns de travailler plus de 6 mois par ans pour l’Etat ….
D’une part, la notion de travail doit être relativisée (à moins de confondre la personne et le capital dont la constitution ne trouve pas nécessairement sa cause dans le travail…)
D’autre part, pourquoi ne pourrait on pas demander plus de six mois ? La question est l’importance des contreparties offertes…
En vérité, vous tenez ce discours, car toute augmentation de l’impôt sur le patrimoine pourrait causer une évasion fiscale….
…. et aux autres de ne payer absolument rien (les grands perdants étant les classes moyennes).
N’oubliez pas que le premier impôt est la tva impôt non progressif et donc nécessairement supporté de façon plus lourde par les classes les moins aisées. Mais je ne chipote pas, le fait que la moitié des foyers fiscaux ne règle pas l’IR est un problème
….Enfin, à mon sens, le train de vie de l’Etat est bien supérieur à ses capacités (à celles du contribuable du moins)
Le problème est de savoir ce que vous placez sous ce vocable. Il est certain que le train de vie des « serviteurs de l’état » en période de crise pose un vrai problème, essentiellement symbolique cependant. Mais sous ce vocable là, perce peut-être une autre idée…
La révision des niches fiscales, c’est une nécessité, mais dans chaque niche il y a un chien qui dort plus ou moins méchant.. Le risque est grand que l’on ne détruise que la niche des… caniches…
Bonne révision !!